1 Français sur 5 est tatoué, encore plus à Marseille !

Le tatouage s’est démocratisé à Marseille comme en France. 20 à 25% des Français sont tatoués d’au moins un tatouage, soit deux fois plus qu’au début des années 2010. Les boutiques de tatouage se sont multipliées à Marseille. Focus sur un phénomène à l'occasion du Salon International du Tatouage, qui a lieu ce week-end au palais des sports avec 230 tatoueurs et perceurs annoncés.

société


À Marseille, ville portuaire, le tatouage ne s’est jamais vraiment caché. Mais depuis une dizaine d’années il a pénétré toutes les couches de la société. Il s’affiche désormais sur les bras, les jambes, le cou, parfois même sur les visages, comme une extension naturelle de l’identité. Longtemps associé aux marges de la société, il est aujourd’hui pleinement intégré dans le paysage urbain. Dans une ville aussi vivante, cosmopolite et contrastée que Marseille, le tatouage trouve un terrain d’expression, entre héritage populaire, influences culturelles multiples et affirmation de soi.

Qui n’a pas son tatouage ?

Aujourd’hui le tatouage s’est bien démocratisé dans l’ensemble de l’Hexagone, où les dernières statistiques montrent qu’environ 20 à 25% des Français sont tatoués d’au moins un tatouage, soit deux fois plus qu’au début de la décennie 2010. Date de naissance de ses enfants ou des ses grands-parents adorés, trèfle à 4 feuilles, personnages de BD, tête de son chien, tout y passe.

La « sale » image du tatouage que véhiculaient les médias est en train de disparaître petit à petit, laissant place à l’expansion des salons de tatouage à Marseille. Le succès attendu du Salon International du Tatouage, qui a lieu ce week-end à Marseille, et qui accueillera entre 200 et 250 tatoueurs et perceurs dans la cité phocéenne, en est la preuve éclatante.

Une tendance donc qui se développe dans la région, comme en témoigne Nico « Shade Tattoo », tatoueur à Marseille et sa région : « Je vois que c’est davantage à la portée des gens, les gens réfléchissent peut-être un peu moins au tatouage qu’ils veulent se faire« . Un tatouage peut ainsi coûter entre 70 et 160 euros.

Sur un coup de tête

Nico raconte que la mode des « walk-in » est ce qui lui fait essentiellement gagner son pain dans ce domaine. Cela consiste à se faire tatouer sans rendez-vous, sur un coup de tête, une sorte de tatouage « souvenir » pour les gens qui passent devant sa boutique. Selon lui, il y a moins de premiers tatouages et de premiers tatoués qu’il y a encore 3-4 ans, mais évidemment plus qu’il y a 7 ans lorsqu’il a commencé ce métier. Ce qu’il explique par le fait que beaucoup de gens traitent le tatouage comme une simple mode.

Si le tatouage reste cependant encore mal vu par certains employeurs d’après Shade Tattoo, il est quand même bien mieux accepté qu’il y a encore quelques années. Les préjugés comme celui du « prisonnier tatoué » sont en train de s’effacer, laissant place à un art de plus en plus respecté dans les rues marseillaises, attirant plus de tatoués et surtout plus de femmes qu’au début de la dernière décennie.

Réseaux sociaux : amis ou ennemis du tatouage ?

Sur ce sujet, les avis divergent, on peut parler d’une aide à double tranchant. L’expansion de TikTok et Instagram en France a permis en effet de découvrir de nouvelles modes et de nouvelles passions artistiques comme l’est le tatouage. Shade précise à ce sujet : « Oui ça a évolué mais autant dans le bon que dans le mauvais. Moi c’est vrai que j’ai rencontré pas mal de clients grâce au travail que je montre sur mes réseaux, le fait qu’on puisse échanger avec la communauté du tatouage et même les potentiels futurs clients, cela aide beaucoup à se développer. Comme ça ils voient le travail que je peux faire ».

Tatouages : le phénomène explose, sexe compris !

Vérifiez que le tatoueur est formé

Malheureusement et comme dans tout, quand un art est poussé par les réseaux sociaux, il n’y a pas que le bon côté qui ressort. Aujourd’hui il existe beaucoup plus de tatoueurs indépendants, certes, mais ces tatoueurs ne sont toujours pas fiables. Shade pointe le mauvais côté des réseaux sociaux sur le tatouage : « Un mec peut faire un TikTok où il dit avoir commandé une machine, des aiguilles et de l’encre à 50 euros et s’autoproclamer tatoueur alors que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et que ce n’est pas la vraie vie. Il ne suffit pas d’acheter du matos pour pouvoir faire ce métier, il y a une formation d’hygiène à obtenir (formation qui s’obtient en apprenant tous les soins à faire avant, pendant et après la tatouage, lors d’une séance de 3 jours). Le matériel acheté est souvent pas terrible donc il faut faire attention.« 

Alors Marseillais, Marseillaises, si vous souhaitez vous faire tatouer, veillez bien à ce que le salon où vous allez détient ce diplôme attestant du certificat d’hygiène de votre tatoueur. Une vérification primordiale au bon déroulement du tatouage qui permet d’éviter toutes les infections et de limiter les douleurs liées à cet art.

Le détatouage à la mode

Après avoir vu les stars des domaines urbains comme le rap se tatouer il y a quelques années, et suivant la mode plus qu’autre chose, certaines personnes regrettent parfois leur geste et font la demande de se faire retirer ce tatouage. Imaginez aussi que vous avez gravé dans votre peau aimer Pierrot pour la vie et que la romance s’arrête… Aïe, aïe, aïe si votre amour suivant s’appelle Gilbert !

Le détatouage connaît aujourd’hui un essor comparable à celui du tatouage lui-même. Longtemps considéré comme irréversible, le tatouage peut désormais être atténué, voire complètement effacé grâce aux avancées technologiques, notamment le laser. Cette pratique répond à plusieurs motivations : changement de vie, évolution des goûts, erreurs de jeunesse ou encore contraintes professionnelles.

En France, on estime qu’environ 10 % des personnes tatouées envisagent un jour de faire retirer un tatouage. Dans ce cas il faut aller voir un professionnel de santé comme un dermatologue. Car la peau n’est pas un tableau qu’on efface à volonté. C’est un organe vivant, le plus volumineux de notre corps, qui protège l’ensemble des autres organes. Alors, tatouée ou pas, respectons la !

Le salon du tatouage aura lieu les 21 et 22 mars de 11h à 19h au Palais des sports de Marseille, le prix d’entrée est de 10 euros, le Pass donnant accès aux deux jours du salon est à 15 euros.

Compte Instagram de Shade : @shvde.tt

cet article vous a plu ?

Donnez nous votre avis

Average rating / 5. Vote count:

No votes so far! Be the first to rate this post.

Partagez vos commentaires.