Le cancer du pancréas est le cancer peut-être le plus effrayant en 2026. Il est souvent fulgurant, avec une espérance de vie limitée de l’ordre de 10 à 15% cinq ans après la découverte de la maladie et il progresse très fortement. En 2023 on était à environ 16 000 nouveaux cas par an et à 13 000 décès, autant de femmes que d’hommes (selon le Panorama des cancers, Institut national du Cancer). En 20 ans le nombre de nouveaux cas a été multiplié par 2,5.
Pour essayer de comprendre ce tsunami, nous avons interrogé le professeur Emmanuel Mitry hépato et gastro-entérologue à l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille, directeur de recherche, dont la spécialité justement est le cancer du pancréas. Il annonce des études très encourageantes et vraiment innovantes sur un nouveau médicament auxquelles son équipe participe actuellement.
Pourquoi le cancer du pancréas est-il généralement si grave ?
Professeur Emmanuel Mitry : Effectivement le cancer du pancréas est un des cancers qui a le plus mauvais pronostic, qui a mauvaise réputation. La survie à 5 ans reste très mauvaise, de l’ordre de 10-15%, ce qui est une amélioration par rapport à il y a quelques années. Plusieurs raisons expliquent cette gravité. Une raison anatomique d’abord. Le pancréas est un organe qui est assez profond et avant de donner des symptômes, le cancer va pouvoir se développer tranquillement.
Quand on commence à avoir des symptômes spécifiques de cette maladie, qui vont nous orienter vers le pancréas, c’est souvent que la tumeur est déjà avancée soit localement soit avec une extension à distance sous forme de métastases. Donc ça, c’est la première cause. Ensuite c’est la biologie de cette tumeur qui est le plus souvent extrêmement agressive pour différentes raisons, qui fait que cette maladie va se développer assez rapidement.
Risque de cancer du pancréas : 1 à 2%
Arrivez-vous à déterminer des profils à risque – on l’a dit, il y a de plus en plus de gens qui ont des cancers du pancréas – ou bien finalement tout le monde est-il potentiellement menacé par ce cancer ?
Personne ne peut dire « Je n’aurai jamais ce cancer« . Après, il faut relativiser. La probabilité ou la malchance d’avoir un cancer du pancréas dans sa vie reste quand même limitée, c’est de l’ordre de 1 à 2% de risque. Même si c’est un cancer en termes d’incidences, avec de plus en plus de cas, ça ne reste pas le cancer le plus fréquent en valeur absolue. Comme tous les cancers, il y a un nombre de cas certains qui peuvent l’être dans le cadre d’une prédisposition génétique, soit 5 à 10% des cas. Ce sont des formes héréditaires ou familiales qui sont liées à des mutations, des syndromes connus, c’est quand il y a une mutation du gène BRCA2, le syndrome de Lynch, des choses comme ça et donc ça c’est une petite minorité.
Il y a également un contexte un petit peu moins clair qu’on appelle les formes familiales. Là il n’y a pas forcément d’anomalie génétique identifiée mais ça va être plusieurs cas dans la même famille ou avec des apparentés. Il y a probablement un risque génétique qu’on n’a pas identifié. La majorité des cas survient chez des patients qui n’ont pas de prédispositions génétiques. On a un certain nombre de facteurs de risque identifiés, le plus important étant l’âge. C’est-à-dire que plus on vieillit, plus on a de risques d’avoir des cancers du pancréas et une partie de l’augmentation de la valeur absolue du nombre de cancers du pancréas est liée au vieillissement de la population. Et puis il y a des facteurs de risque identifiés comme des lésions kystiques du pancréas qui peuvent pour certaines se transformer en cancer. Pas toutes. On ne sait pas par quoi elles sont provoquées. Et après on voit que le risque est augmenté dans certaines populations.
Fumer augmente le risque de cancer de 70% à 100%
Quels sont les principaux facteurs de risque ?
Le principal facteur de risque est le tabac, tout simplement. Etre fumeur augmente de 70% à 100% le risque selon certaines méta analyses. Ce sont des facteurs de risque environnementaux. Le tabac c’est vraiment celui qui est le plus clair, pour lequel on a une certitude que c’est clairement associé.
Sur une centaine de patients qui ont un cancer du pancréas, vous avez combien de fumeurs ou d’anciens fumeurs ?
Je ne sais pas si on peut donner ce chiffre comme ça mais c’est vrai que souvent on voit des patients qui sont plutôt en forme, bien-portants, qui n’ont pas d’antécédents familiaux et la seule chose notable c’est que ce sont des patients qui sont souvent fumeurs actifs ou qui ont été gros fumeurs.

Aucun dépistage disponible
Quand vous parlez d’antécédents familiaux, dois-je m’inquiéter d’avoir un risque prononcé de ce cancer si mon père ou ma mère a eu ce cancer, et à quel âge ? Si c’est à 85 ans est-ce que je dois m’inquiéter, ou s’il l’a eu à 60 ans encore plus ?
Cela, c’est moins clair que ce qu’on peut voir par exemple avec le cancer colorectal où il n’est pas « inhabituel » d’avoir un cancer à l’âge de 80 ans et où on est inquiet sur une prédisposition familiale quand le cancer survient avant l’âge de 50-60 ans. C’est vraiment assez différent pour le cancer du pancréas. Il n’y a pas d’âge en gros. On va plutôt se dire « voilà un apparenté au premier degré qui a eu un cancer du pancréas, peut-être le grand-père, donc attention« . Mais contrairement au cancer colorectal il n’y a pas de dépistage. Il n’y a pas non plus de marqueur tumoral à surveiller. C’est plutôt dans les groupes à risque une surveillance par imagerie.
Diabète et surpoids pointés du doigt
On a évoqué des causes comme le tabagisme mais finalement ce n’est pas une cause qui est tellement nouvelle j’imagine. Comment expliquez-vous alors cette flambée des cas ces dernières années ?
Probablement par le vieillissement de la population. La plupart du temps c’est un cancer qui survient après l’âge de 60-65 ans et donc il y a de plus en plus de personnes. Autres facteurs associés avec une augmentation du risque, c’est tout ce qui est obésité, diabète de type 2, etcetera. Et donc c’est vrai que la proportion de personnes avec une surcharge pondérale a augmenté. Le tabac peut expliquer en particulier l’augmentation des cas chez les femmes puisque, historiquement, le tabagisme a diminué chez les hommes mais après les femmes ont beaucoup fumé. On a aussi des questions environnementales.
Une possible cause mais qui est probablement très, très marginale, c’est que dans l’augmentation du nombre de cancers, jusque il y a quelques années, le cancer du pancréas était probablement sous-diagnostiqué parce que, des patients âgés qui avaient une tumeur du pancréas, on ne leur faisait pas la biopsie. Donc dans les registres de tumeurs on avait probablement une sous-évaluation de l’incidence. Maintenant que les examens de diagnostic sont plus développés, peut-être que ça existe. Mais bon, la principale cause de l’augmentation, outre l’âge, le tabac, ce sont probablement des facteurs environnementaux, ce qui veut tout et rien dire.
Bientôt la 2e cause de décès par cancer ?
On va en parler. Mais quelle est la cinétique ? Combien de cas en 2030 ou en 2040 si on continue à ce rythme ?
Ce qui est sûr c’est que ce n’est pas nouveau, l’augmentation de l’incidence du cancer du pancréas, que ce soit en Europe ou au niveau mondial. Cela augmente très régulièrement depuis les années 80-90. Si ça continue, ça va devenir peut-être plus fréquent que d’autres cancers digestifs, notamment le cancer colique en particulier. Les estimations en Europe ou aux États-Unis montrent que dans les années 2030 – 2040, ça pourrait devenir la 2e ou 3e cause de décès par cancer en France.
+300% chez les hommes, +370% chez les femmes !
Aujourd’hui avec 13 000 décès on est la 3e cause et on risque de passer devant le cancer colorectal qui est la 2e cause (17 000 décès par an) assez rapidement. Les hommes et les femmes sont-ils aussi nombreux les uns que les autres à avoir ce cancer ?
Historiquement, il y a quelques années, il y avait plus d’hommes que de femmes, notamment parce que les hommes étaient plus exposés au tabac ou à des causes environnementales, à des facteurs professionnels. Les données au niveau européen montrent qu’il y a toujours un petit peu plus d’hommes que de femmes. C’est 23 cas pour 100 000 hommes et 18 cas pour 100 000 femmes, sachant que l’augmentation, la tendance évolutive est plus marquée chez les femmes que chez les hommes. Pour les données plus spécifiquement françaises, l’Institut national du Cancer a fourni des chiffres précis. Entre 1990 et 2023, l’augmentation a été de +300% chez les hommes et +370% chez les femmes. On voit que ça augmente plus chez les femmes que chez les hommes.
Elles partent de plus loin mais elles vont rattraper les hommes à cause du tabac ?
C’est ça. Là aussi c’est soit le tabagisme au cours des décennies passées, et puis est-ce qu’il y a une différence de susceptibilité d’exposition aux facteurs environnementaux ? C’est une hypothèse.
Pancréas, estomac, foie, côlon : 4 organes à protéger du cancer
Et si c’était les pesticides ?
Evoquons un suspect de plus en plus souvent pointé du doigt pour expliquer les causes de certains cancers digestifs, ce sont les pesticides. Sont-ils selon vous impliqués dans la hausse des cas de cancer du pancréas ?
Les pesticides sont clairement des facteurs environnementaux suspects pour expliquer la hausse des cancers du pancréas, sachant que pour l’instant le niveau de preuve est encore moins solide que ce qu’on a pour le diabète, le tabac, l’obésité. Il y a eu quelques études, cas témoins, qui ont montré une augmentation des cas ou de l’incidence chez des patients qui étaient régulièrement – en particulier dans un contexte professionnel – exposés aux pesticides. Mais ce qu’on appelle le hot ratio, le risque, est de l’ordre de 1,2. Donc c’est une augmentation qui est là mais qui n’est pas majeure.
Ce qui est sûr, c’est qu’il y a des données qui suggèrent mais on n’a pas encore le démontré. En même temps les données de la littérature sont un peu biaisées, ce sont des études qui sur le niveau de l’évidence scientifique ne sont pas encore très solides. Il y a de potentiels biais. C’est un suspect parmi d’autres. Ce n’est pas démontré formellement.
Cadmium : un nouveau suspect identifié
Autre produit sous le feu des projecteurs ces derniers mois, c’est le cadmium qu’on trouve dans des proportions inquiétantes dans les céréales et pommes de terre ou le chocolat. Ce produit, le cadmium, est-il suspecté pour le cancer du pancréas ?
Lui aussi c’est un suspect. Dans la région de Marseille en particulier, il y a pas mal de personnes qui sont très intéressées et qui travaillent sur ce sujet. On sait depuis longtemps que le cadmium est un potentiel toxique pour certains organes. Des études dans différents pays suggèrent qu’une exposition chronique au cadmium pourrait augmenter le risque de cancer du pancréas, c’est peut-être même un petit peu plus solide que pour les insecticides. Dans ce contexte un peu global, il y aurait peut être une exception française avec des niveaux de cadmium qui seraient plus élevés dans certains sols, en fonction de l’usage d’engrais phosphatés, avec les aliments comme les pommes de terre, etcetera.
C’est certainement quelque chose qu’il faut creuser parce qu’il y a un faisceau d’arguments qui suggère quelque chose. La question est maintenant portée au niveau politique. Est-ce qu’on peut dire que le cadmium est le responsable de l’augmentation des cas de cancer du pancréas en France, ça reste à démontrer. Après, là on est dans le principe de précaution. Puisqu’il y a des suspects, peut-être qu’on peut commencer à réfléchir à comment on pourrait limiter l’exposition.
Eviter la récidive chez les opérés
Vous êtes directeur de recherche à l’Institut Paoli-Calmettes (IPC). Pourquoi la recherche est-elle encore impuissante pour traiter ce cancer de façon significative, sans que la grande majorité des malades finalement soient morts au bout d’un an ou de deux ans ?
On ne peut pas dire que la recherche est impuissante parce qu’il y a quand même des progrès assez notables.
Lesquels ?
Je vais vous le dire. Comme la majorité des cancers, plus le diagnostic est fait précocement, plus c’est facile à guérir entre guillemets. C’est le principe du dépistage, on trouve des petites tumeurs qui sont localisées. La majorité des cancers du pancréas sont malheureusement diagnostiqués à un stade avancé, c’est-à-dire soit déjà métastatique, au stade 4, soit ce qu’on appelle localement avancé, c’est-à-dire que la tumeur a envahi localement différents organes, des vaisseaux, et donc elle n’est pas accessible à la chirurgie. Jusqu’à preuve du contraire, opérer un cancer du pancréas est le seul moyen de le guérir même si malheureusement une majorité de patients qui sont opérés à visée dite curative vont récidiver.
Et donc je pense moi qu’il faut mettre le paquet (sur la recherche). On a un programme de recherche transversale à l’IPC où vraiment les 2 grands axes vont être 1- réfléchir justement à comment éviter qu’une tumeur localisée progresse vite et 2- savoir également comment on peut guérir définitivement les patients qui ont été opérés et éviter qu’ils récidivent. Plusieurs projets de recherche vont être lancés.
Un grand espoir contre le gène KRAS
Après, quand on vous parle de tumeurs qui sont non accessibles à un traitement chirurgical, effectivement le pronostic est beaucoup plus réservé. Mais là aussi il y a eu des progrès ces dernières années, en particulier dans les tumeurs métastatiques. Il y a quelque temps la survie était inférieure à un an et maintenant on arrive à faire des progrès. Il y a eu les chimiothérapies assez lourdes et on voit arriver maintenant dans la prise en charge de ces tumeurs les thérapies ciblées qu’on a vu dans d’autres types de tumeurs. Jusqu’à maintenant elles n’avaient pas montré beaucoup d’efficacité.
Mais on a eu les résultats il y a quelques jours d’une étude avec une molécule qui cible le gène RAS. 95% des tumeurs du pancréas ont une mutation du gène KRAS et il y a des médicaments en cours de développement qui vont cibler soit une mutation spécifique de ce gène KRAS et dans le pancréas c’est une mutation qui s’appelle G12D, donc y a des médicaments anti G12D.
Ou alors et c’est le cas de la molécule qui s’appelle le Daraxonrasib qui fait le buzz actuellement parce qu’il a une Press release (communication). C’est une molécule anti pan-RAS, qui va globalement bloquer RAS. Dans cette étude c’était comparé à de la chimiothérapie chez les patients qui avaient déjà reçu une première ligne de traitement en situation métastatique qui progressait. On n’a pas encore tous les résultats de l’étude mais il y a eu des résultats qui montrent que la réduction de décès est de l’ordre de 60%. Ce sont des résultats extrêmement encourageants avec cette nouvelle modalités de traitement.
Marseille a participé à cette étude !
Vous venez de dire « réduction de 60% de décès » mais à quelle échéance ? Et puis ce sont des essais, donc on peut espérer que ce soit mis sur le marché, accessible aux gens concernés, quand ?
On n’a pas tous les détails pour l’instant. Les résultats, ça a été une communication de l’industriel qui a été faite et qui est beaucoup reprise dans les médias. Elle montrait que globalement les patients qui recevaient la molécule expérimentale, qui cible RAS par rapport à une chimio standard, avaient une réduction de 60% du risque de décéder, globalement. Quatre centres en France (NDLR : incluant 60 patients sur un total mondial de 460) ont participé à cette étude internationale, dont l’Institut Paoli-Calmettes. Nous on a une expérience avec cette molécule. Parmi les patients qui ont participé à l’étude, certains ont très bien répondu.
Mais malheureusement ça ne guérit pas, ça améliore le pronostic, ça contrôle la maladie, c’est mieux que la chimio, mais ce n’est pas la molécule miracle qui va guérir tout le monde. En tout cas quand c’est dans cette indication, c’est-à-dire chez les patients qui ont une maladie très avancée (NDLR : la moitié des patients ayant bénéficié de ce traitement, qui freine l’action du gène principal moteur du cancer du pancréas en bloquant la protéine et empêche les cellules tumorales de se diviser, étaient vivants avec le nouveau médicament à 13,2 mois contre 6,7 mois chez les patients qui avaient la chimiothérapie classique. Soit quasiment un doublement de la survie, du jamais vu pour ce cancer).
L’IPC va poursuivre l’étude pour tenter de guérir des patients
Pour répondre à votre 2e question, il y a d’autres études en cours qui vont voir si cette cible thérapeutique, le KRAS ou RAS, quand c’est utilisé en première ligne de traitement pour les tumeurs métastatiques ou alors chez les patients qui ont été opérés de leur tumeur, donc voir si chez ces patients quand il y a une opération on fait en général 6 mois de chimio dite post-opératoire adjuvante. Et donc là il va y avoir une étude à laquelle l’IPC va participer aussi d’ailleurs, qui va, chez des patients opérés qui ont eu la chimio, faire une comparaison entre le standard actuel, c’est-à-dire surveillance, ou au contraire faire un traitement complémentaire avec cette nouvelle molécule. Et là l’idée c’est vraiment de voir si on peut guérir des gens.
Donc ça veut dire qu’on a de l’espoir quand même malgré le pronostic très sombre de ce cancer ?
Ouais il faut ! C’est important. De toute façon il n’y a pas d’autres solutions. Nous les chercheurs qui travaillons sur le pancréas – il n’y a pas que l’IPC -, on participe à des études cliniques,. Il y a également des chercheurs au CRCM à Marseille avec des équipes de renommée internationale qui travaillent sur justement comment profiler la chimiothérapie en fonction de signatures réalisées à partir de la tumeur, qui étudient le processus métastatique.
Il y a de nombreuses équipes de haut niveau qui cherchent pour essayer de contourner les difficultés de cette tumeur liée à sa biologie. Souvent les patients viennent nous dire « Et l’immunothérapie ? ». Eh bien malheureusement l’immunothérapie qui a été révolutionnaire dans pas mal de tumeurs, à ce jour ça ne marche pas. Parce que les tumeurs du pancréas sont protégées par une espèce de fibrose qui fait que ça bloque l’arrivée des chimios, mais ça bloque aussi l’arrivée de l’immunothérapie. Il y a de multiples voies, de nombreuses équipes, et donc il faut garder l’espoir même si pour l’instant ça reste une tumeur extrêmement, extrêmement agressive et de mauvais pronostic.
Les 4 solutions du Pr Seitz pour éviter le cancer colorectal
Chacun peut réduire ce risque de cancer
Peut-on réduire son exposition à ce cancer ? Avez-vous des conseils à nous donner ? Qu’est-ce qu’on peut faire, qu’est-ce que vous faites, vous, au quotidien, pour être en bonne santé et éviter ce type de cancer ?
Déjà je ne fume pas. Mais ce n’est pas noir ou blanc, c’est pas « si vous fumez vous aurez un cancer ». C’est les principes qu’on peut appliquer aux autres cancers en général, les facteurs évitables. C’est-à-dire il ne faut pas fumer, ça ne sert à rien quoi. Non seulement vous risquez d’avoir un cancer du pancréas et vous risquez plein d’autres problèmes, d’autres cancers, des maladies cardiovasculaires… Je ne vois pas une seule bonne raison d’être fumeur. Après, c’est tout ce qui est l’alimentation. Il faut recommander des aliments frais, des légumes, une alimentation variée, ne pas manger que de la viande, etcetera. Les aliments ultra transformés, il faut les éviter.
Même si ça ne va pas agir spécifiquement contre le cancer du pancréas, mais c’est des bonnes choses. Il faut évidemment ne pas être sédentaire, lutter contre l’obésité, donc faire des activités physiques régulières adaptées. Non seulement ça rentre dans la prévention mais ça peut parfois améliorer l’efficacité des traitements. Et puis on a vu qu’il y avait un certain nombre de facteurs environnementaux potentiellement impliqués. Quand on est exposé professionnellement à ces facteurs, il faut essayer de limiter l’exposition. Ce sont des règles un peu générales de bon sens qui ne sont pas forcément applicables parce que, en fonction de la profession, on peut être contact avec le cadmium, les insecticides, etcetera. C’est vrai qu’il y a une réflexion un peu citoyenne qui se fait dans la région PACA et autour de l’étang de Berre en particulier. Il faudrait une stratégie nationale pour commencer à réfléchir à ces choses.
L’alcool dans la cible
On a certains cancers où on sait qu’il y a certaines choses à privilégier, on parlait du cancer colorectal où l’alimentation est fondamentale. Là c’est un petit peu moins vrai, en tout cas on ne le sait pas sur le pancréas ?
On le sait moins, c’est moins net. Et puis je n’ai pas mentionné l’alcool mais pareil, l’alcool, l’obésité. Ce sont des choses de bon sens et qui marchent pour beaucoup de choses comme les pathologies cardiovasculaires, les cancers, etcetera.
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