À Marseille, la dictée joue collectif et bat le record du monde

Dimanche 30 août, la place Bargemon accueillait la Grande Dictée organisée par Action Bomaye en partenariat avec la Ville de Marseille. Deux mille Marseillais étaient attendus ce matin-là pour battre le record parisien de 2023, où 1 397 participants avaient pris part à une dictée sur les Champs-Élysées

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Dimanche 30 août, la place Bargemon accueillait la Grande Dictée organisée par Action Bomaye en partenariat avec la Ville de Marseille.

Une place Bargemon transformée en salle de classe

Deux cent soixante tables de six personnes étaient disposées de part et d’autre de la place, devant la scène d’où Ismaël Cousin, fondateur de l’association Action Bomayé, présentait au micro l’événement. L’association, créée en 2017, a pour objectif de promouvoir la culture dans les territoires défavorisés afin de renforcer la cohésion sociale. Elle propose des actions pour faciliter un accès égal à la culture et à l’éducation pour tous. Deux mille Marseillais étaient attendus ce matin-là pour battre le record parisien de 2023, où 1 397 participants avaient pris part à une dictée sur les Champs-Élysées. L’organisation de la matinée a mobilisé plus de 110 bénévoles.

Dimitri Payet au rendez-vous

Les participants affluent massivement dès 9h30 pour prendre place, tandis que les retardataires s’installent sur les marches. Après une présentation des invités de la dictée, Dimitri Payet, ancien capitaine de l’équipe de l’OM, et Miss Provence, Ophélie Vitalbo, la journaliste Sophie Hébrard commence à dicter le premier paragraphe du texte intitulé « Tacler avec les mots », de Sonia Salhi, spécialement écrit pour l’occasion. Les deux derniers paragraphes sont ensuite lus par l’ancien footballeur devant un public composé d’enfants, de parents, d’amis et de grands-parents, réunis dans la bonne humeur pour se prêter à l’exercice.

1 857 participants, nouveau record

Après le décompte effectué par l’huissier mandaté pour homologuer le record du Guinness World Records, Ismaël Cousin annonce le chiffre record de 1 857 participants, reléguant Paris à la seconde place. La foule explose de joie. Les gagnants, qui ont réalisé un sans-faute, sont invités à la finale parisienne. À l’issue de la matinée, les enfants reçoivent des fournitures scolaires (cahiers, trousse, agenda) de la main de Dimitri Payet.

Dimitri Payet, le sport au service de la jeunesse

 

Ce dernier avoue à notre micro : « Quand je suis arrivé en France, je venais de l’île de la Réunion. L’orthographe et la langue française étaient donc un peu difficiles pour moi au début. Mais avec le temps et les études, j’ai appris et j’ai pu rectifier le tir. » Avant d’ajouter : « C’est une grande fierté d’avoir été sollicité pour cette lecture. C’est surtout un événement exceptionnel, parce que ça va être la plus grande dictée du monde et que ça se passe à Marseille », prophétise-t-il.

« J’essaie de mener des actions de ce type pour aider nos jeunes, parce qu’ils sont notre avenir et qu’il faut essayer de leur donner les meilleures armes pour qu’ils puissent réussir. En tant qu’ancien sportif, j’essaie également d’aider au maximum les bonnes causes. Je pense qu’à travers le sport, on peut véhiculer beaucoup d’images. Il faut se servir de notre popularité pour sensibiliser le maximum de gens. »

 

Les valeurs qu’il souhaite transmettre sont claires : « Le respect, c’est quelque chose de très important aujourd’hui. Et comme on peut le voir en ce jour, il y a aussi la mixité : on peut avoir beaucoup de personnes de cultures différentes qui sont toutes réunies au même endroit pour passer un bon moment. » Il organise par ailleurs à La Valentine un stage destiné aux enfants de 8 à 13 ans pendant les vacances de la Toussaint.

Ophélie Vitalbo, kinésithérapeute de métier : Miss, un rêve de petite fille

 

Heureuse de partager ce moment pour « montrer que l’écriture, ça rassemble énormément de monde. Paris a fait un record, mais nous, on va battre le meilleur record. À jamais les premiers ! », elle explique ensuite ce qui l’a motivée à concourir pour Miss France : « C’est un concours qui va bien au-delà des concours de beauté, puisqu’il permet de mettre en avant la personnalité de la fille qui porte l’écharpe. Ça permet aussi de mettre en lumière la région. C’était, je pense, un rêve de petite fille, comme pour beaucoup de petites filles, de participer à Miss France. C’est un rituel avec ma maman, de regarder cette émission chaque année. Et donc là, je suis hyper fière de pouvoir représenter notre région. Je pense que dans la vie, il faut oser et que les seules limites que l’on a sont celles que l’on s’impose. J’ai suivi ce mantra-là puisque j’ai participé à Miss Provence. Et me voilà devant vous aujourd’hui. Je suis ravie. »

Texte, photos et vidéos : Diane Vandermolina

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