Transports en commun et gratuité au cœur du débat
À l’invitation de la Cité des Transitions, avec le soutien des Shifters Aix-Marseille, un débat à l’occasion des élections municipales 2026 à Marseille était organisé ce mardi 3 mars. Trois grandes thématiques ont été abordées afin que les Marseillais puissent comparer les programmes des différentes listes.
Comment penser l’aménagement de la ville pour améliorer la qualité de vie ? C’était la première question posée ce mardi 3 mars aux candidats et colistiers marseillais, à moins de quinze jours du premier tour des élections municipales. Devant plus de 150 Marseillais réunis aux Grandes Tables de la Criée, et 80 internautes, Erwan Davoux, ancien directeur des relations internationales du département des Bouches-du-Rhône, s’est exprimé à propos des transports en commun, dont il propose la gratuité totale. Pour le candidat divers centre à la mairie de Marseille, qui conduit la liste « Marseille pour tous », « la ville est extrêmement vaste. Et c’est une mesure de pouvoir d’achat, qui va réduire les incivilités ».
Sur cette question des mobilités, Frédéric Gourc, numéro trois sur la liste Lutte ouvrière – le camp des travailleurs de Rémy Bazzali, a pointé un réseau de transports en commun « ridiculement insuffisant ». Critiquant le manque de moyens de l’État pour investir dans de grands projets, le chauffeur de bus dans les quartiers Nord de Marseille invite les travailleurs à se faire entendre et à se « battre contre l’ensemble du système ».
Plan fraîcheur et PLUi « méditerranéen » : la réponse de la majorité sortante
En réponse au besoin d’amélioration de la qualité de vie, Gwenaël Richerolle, en 41ème position sur la liste de Benoît Payan (DVG), a rappelé les nombreuses plantations d’arbres et d’arbustes durant le mandat du maire sortant, ainsi que le « plan fraîcheur », et ses ombrières et bancs sur les cheminements piétons. « Pour la ville de demain, nous devons notamment mettre en place un PLUi, un plan local d’urbanisme, méditerranéen », précise-t-il. Avec l’ambition de construire de façon plus résiliente.
LFI plaide pour un retour des compétences à la ville
Une présentation qui n’a pas manqué de faire réagir Imrane Trocmé, 7ème sur la liste de La France insoumise, menée par Sébastien Delogu. « Un plan arbustes, ça ne suffit pas ! Il faut des arbres pour faire de l’ombre », a répondu le colistier « Marseille, fière et populaire ». « Nous, on est pour la suppression de la métropole et le retour à une intercommunalité de droit commun. La ville de Marseille doit reprendre les compétences principales d’aménagement, et en particulier la voirie. », a ajouté Imrane Trocmé.
Vassal défend la coopération entre collectivités.
En réponse, Anne Claudius-Petit, figurant à la 31ème place sur la liste de Martine Vassal (DVD) a défendu que « les collectivités locales doivent travailler ensemble. C’est aussi ça qui permet d’aller chercher des fonds européens et de donner des accélérations sur certains projets. » Pour lutter contre les îlots de chaleur, la conseillère régionale a cité l’exemple de la « végétalisation des espaces extérieurs des écoles maternelles », et son influence positive sur la santé des enfants et des personnels scolaires.
RN : « stop à l’étalement urbain » et sanctuarisation des espaces naturels
Pour clôturer cette grande thématique d’aménagement de la ville, Samuel Benhamou a détaillé le programme du Rassemblement national à Marseille, dont il est 5ème sur la liste : « La première des priorités est (de dire) stop à l’étalement urbain, avec une sanctuarisation des espaces naturels. » L’avocat, ancien vice-président du Crif, a pris l’exemple de l’hippodrome de Borély : « Ces 16 hectares en bord de mer, fermés au public, pourraient être végétalisés ».
Vous pouvez (ré)écouter l’intégralité du débat public ici : https://www.youtube.com/watch?v=_PO68FP4k8A
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