Canicule, épidémies : Bachelot et Buzyn alertent sur la catastrophe qui arrive

Participant au dernier débat de Villa M Marseille, les deux anciennes ministres de la Santé Roselyne Bachelot et Agnès Buzyn mettent en garde sur la canicule à répétition et les épidémies qui nous attendent dans les prochaines années. Elles appellent à restaurer la confiance en les scientifiques et chaque citoyen à s'engager autour de chez lui. Seule une société de la résilience nous sauvera de la catastrophe sanitaire qui s'annonce.

Santé

Réunissez Roselyne Bachelot et Agnès Buzyn pour une conférence publique, c’est le succès assuré. C’est l’initiative prise par Yann Bubien, directeur général de l’Agence Régionale de Santé PACA, et Villa M Marseille (Groupe Pasteur Mutualité) ce 3 juillet 2026 pour parler de prévention en santé. 150 auditeurs ont répondu présent et n’ont pas été déçus du voyage. Les ex-ministres de la Santé ont partagé leurs expériences et délivré des conseils pour échapper au pire, car en matière d’épidémies comme de canicule ça risque de cogner très, très fort dans les prochaines décennies. Et la France n’est pas du tout prête. Les citoyens peuvent pourtant reprendre un certain contrôle, comme nous allons le démontrer ci-dessous avec le récit d’un débat riche d’enseignements et de bon sens.

De gauche à droite : Yann Bubien, directeur général de l’Agence Régionale de Santé PACA, Roselyne Bachelot, Agnès Buzyn et Philippe Schmit, modérateur du débat (Photos Killian Blisson)

« La gestion d’une crise, c’est sans doute le plus difficile pour un responsable politique« , plante d’emblée Roselyne Bachelot qui a eu à gérer les inondations de l’Hérault, le naufrage du Prestige, la canicule (déjà !) de 2003 en tant que ministre de l’Ecologie – « Vous allez dire que je porte la poisse ! » – , et bien sûr l’épidémie de grippe A H1N1 qui lui a valu moultes critiques pour avoir commandé des vaccins et des masques qui se sont finalement avérés inutiles en France (il y eut quand même 280 000 morts dans le monde). L’histoire du Covid et son légendaire manque de masques lui rendront, malheureusement, quelque peu justice.

« Face à une crise, il y a toujours un développement en trois phases. 1- L’émotion et la sidération. 2- La solidarité. 3- La mise en cause des pouvoirs publics. Moi qui ai vécu des crises pendant vingt ans, je peux vous dire que ces trois phases se téléscopent de plus en plus vite dans l’agenda politique. Il faut avoir un chef de file, sinon tout part à vau-l’eau, et ensuite une communication sur des phénomènes de plus en plus systémiques. »

« J’ai choisi les humains plutôt que les poissons »

« Par exemple, aujourd’hui j’entends des gens dire « La climatisation ! » « La climatisation est consommatrice d’électricité, or l’électricité est à 80% nucléaire. Les centrales nucléaires se refroidissent dans les rivières et la nappe d’eau ne doit pas être supérieure à 28 degrés. J’ai affronté cette affaire en 2003. A un moment, si la consommation d’électricité monte et que le niveau des rivières baisse et que la température de l’eau dépasse 28 degrés, on est obligé d’éteindre la centrale nucléaire. Je suis sidérée de voir que personne ne le dit. La lame d’eau des centrales de Gironde avait atteint 29 degrés, avec EDF on aurait dû éteindre les centrales nucléaires. Je demande alors aux DDASS qui me disent qu’elles n’ont pas la liste des personnes sous respirateur chez elles. J’ai eu à choisir entre les poissons et les humains et j’ai choisi les humains. » Puis celle qui est docteur en pharmacie prévient : « A la fin du siècle, l’été 2003 nous apparaîtra frais ! »

Roselyne Bachelot a fait preuve d’un humour parfois décapant.

« Un scénario toujours invraisemblable »

Agnès Buzyn a eu également son lot de crises à gérer, de Lubrizol au Lévothyrox jusqu’au Covid qu’elle voit arriver gros comme une maison début 2020 mais dont elle a alors du mal à appréhender la catastrophe qu’il apporte. « Je voudrais battre en brèche une idée répandue partout, dans les institutions et les médias, qui dit que lorsqu’une crise arrive, on n’est pas préparés. C’est le truc le plus bête que je connaisse ! En matière de sûreté nucléaire, tous les pays du monde se préparent à des accidents en permanence. Il n’y a rien de plus sécurisé dans le monde.

« Mais quand Fukushima (au Japon le 11 mars 2011 suite à un tsunami, NDLR) est arrivé, personne n’avait imaginé qu’une centrale pouvait perdre à la fois l’électricité et l’arrivée d’eau. La centrale a été inondée et faute d’électricité ne pouvait plus piloter le réchauffement du réacteur. Donc ce n’est pas qu’on n’était pas préparés mai que le scénario était tellement invraisemblable – une vague de 40 m de haut – qu’on a été obligé de revoir la sécurité de l’ensemble des centrales nucléaires du monde avec ce scénario . »

« Jamais prêts à ce qui va arriver »

Pour le Covid, l’ancienne ministre des Solidarités et de la Santé qui est professeur d’hématologie – elle était alors en poste début 2020 – affirme paradoxalement qu’il n’y a pas de scénario qui ait été plus préparé que celui avec un virus respiratoire. « On se prépare avec des équipes entières. Mais il faut comprendre que quand une crise arrive, le scénario va être différent de tous les scénarios envisagés. Donc la seule règle c’est de s’adapter. »

Roselyne Bachelot et Agnès Buzyn ont fait preuve d’une grande complicité mais n’ont pas mâché leurs mots.

Rosleyne Bachelot renchérit : « En général on est trop préparés. Quand est arrivée la crise du virus H1N1 on était au ministère de la Santé avec le schéma de la grippe A H5N1. Donc la grippe aviaire. C’est-à-dire un virus très virulent mais peu contaminant. Il fallait pratiquement coucher dans son poulailler pour l’attraper ! Arrive la grippe A H1N1, une grippe très contaminante mais peu virulente ! Les schémas prévus ne marchaient absolument pas. Donc on est très préparés quand arrive une crise, mais pas à ce qui va arriver ! »

« Des épidémies, on va en avoir d’autres »

Revenons à la canicule en cours Mesdames ! Voilà 50 ans que le GIEC alerte sur le réchauffement climatique, le phénomène s’accélère d’année en année, puisque chacune est plus chaude que la précédente, les glaciers fondent tous azimuts, les mers montent, les feux de forêts se multiplient partout, et la catastrophe sanitaire de 2003 remonte quand même à… 23 ans. On a eu le temps d’apprendre, non ? Agnès Buzyn souligne que depuis 2003 un nombre considérable de réunions se sont d’ailleurs tenues au ministère de la Santé.

« C’est de la folie comme c’est préparé. Mais à un moment le système est dépassé par l’amplitude du phénomène. N’importe quel Etat est dépassé. Désormais, on va vivre dans un monde de multi crises : crises climatiques, sanitaires qui vont se répéter – des épidémies on va en avoir d’autres, on le sait -, des crises sécuritaires. Les unes sont liées aux autres, elles se potentialisent comme on le voit avec le scénario d’une canicule qui peut aboutir à l’arrêt de toutes nos centrales nucléaires. L’extraordinaire est qu’on traite les sujets en silos : on a traité la canicule la semaine dernière, maintenant on va traiter les feux de forêt, puis la surcharge hospitalière alors que tout est interconnecté et qu’on doit bâtir tous ensemble une société de résilience. »

Buzyn : « Seule une société de résilience nous sauvera »

C’est quoi une société de résilience. « C’est d’abord une société où on se sent tous acteurs. L’Etat ne peut pas tout faire, il ne peut pas aller voir chaque personne âgée isolée. Ce sont les mairies. Et encore ! Dans les grandes villes comme Marseille et Paris, elles n’ont pas la liste de toutes les personnes âgées pour aller chez elles. Cette résilience là, c’est un voisin qui va vérifier, c’est ouvrir des bibliothèques ou des piscines jusque tard le soir pour que les gens puissent se rafraîchir. Construire une société de résilience, ce n’est pas tout attendre de l’Etat. C’est attendre de l’Etat ce qu’il peut donner, un certain degré de préparation, des moyens aux acteurs de terrain. C’est une société où chaque citoyen se sent en responsabilité de l’autre à un moment donné. Je crois que par rapport à ce qui va nous arriver quand on aura des canicules à 45 degrés, probablement des ruptures d’électricité parce que les réseaux d’électricité ne tiendront pas avec cette chaleur, avec des problèmes de transport, etcetera, il faudra qu’on s’organise tous. Il n’y a pas que l’Etat. »

150 auditeurs ont assisté à la conférence ce vendredi 3 juillet au soir à Villa M Marseille. Il a fallu stopper les questions au bout de deux heures tellement l’intérêt du public était manifeste !

Morts faute d’avoir écouté les conseils

Ces propos déclenchent des applaudissements nourris.  On peut y voir la preuve que le public est réceptif à un discours de vérité, appelant à se retrousser les manches sans tout attendre d’un Etat-Providence, contrairement à ce que laissent croire les incantations démagogiques de candidats à la présidentielle n’ayant jamais exercé de responsabilités politiques à haut niveau. Mais Roselyne Bachelot va encore plus loin dans l’appel à la responsabilité des citoyens qui doivent aussi faire confiance à l’autorité politique.

« Je l’ai vu à chaque fois dans les inondations. Les morts sont à 95% des gens qui n’observent pas les consignes, qui prennent leur voiture« . Evoquant la canicule actuelle, elle déplore les quelque 90 victimes récentes par noyades qui se produisent sur des lieux où la baignade est interdite. « C’est dramatique. C’est comme les enfants laissés dans des voitures. La caractéristique de ces drames, c’est que ce sont des morts évitables. »

Bientôt des canicules de 1 mois à 50 degrés…

Agnès Buzyn alerte sur l’importance des canicules en 2050 : « des canicules de un mois avec des températures entre 45 et 50 degrés. Il faut s’organiser aujourd’hui. Bien sûr qu’il faut de la climatisation, mais peut-être pas chacun individuellement parce que ça ne tiendra pas. Il faudra peut-être des pièces réfrigérées où on va tous se rafraîchir. C’est d’autres organisations, simplement ça nécessite de se préparer maintenant et de sortir du débat manichéen entre ceux qui ne veulent pas de la clim et les autres.  »

Penser la construction ou la réhabilitation des maisons différemment est une urgence pour Mme Bachelot. Jusqu’à présent on les a conçues pour garder la chaleur. « Il n’y a pas que la climatisation. On peut peindre les toits en blanc pour réfléchir les rayons du soleil. Quand vous avez des gens sur certaines stations de télévision ou de radio qui vous disent de façon répétée qu’il n’y a pas de réchauffement climatique, c’est très ennuyeux. »

Santé : pour vivre vieux, pariez sur la prévention

En France, on croit les influenceurs !

Que peut faire le politique rapidement et concrètement sur ce sujet, notamment quand on connaît la masse de contraintes administratives ? Essayez donc d’aller peindre un toit en blanc dans le périmètre d’un bâtiment historique, vous allez vous en mordre les doigts !

Mme Buzyn se dit surprise de constater combien les Français ont peu confiance dans les agences sanitaires, et à quel point dans d’autres pays comme la Suède ce n’est pas un sujet. « Nous, à partir du moment où un message vient de l’Etat, d’une agence sanitaire, nous n’y croyons pas. Nous faisons plus confiance à des influenceurs, à des ONG, qu’à des gens dont le métier est vraiment de travailler à dire la science. Ce qui frappe, c’est que c’est une spécificité française. Cette perte de confiance  vient de crises qui ont été très mal gérées, le sang contaminé et le Médiator. Depuis le Médiator, des textes de loi ont régulé les experts qui ont le droit d’intervenir dans une agence sanitaire et de donner un avis. Cette loi est la plus stricte au monde. On a une expertise sanitaire en France extrêmement exigeante, et les gens font plus confiance à YouTube ! »

Le fléau mortel des antivax

« Les gens ont eu plus confiance dans un antivax qui disaient « Ne faîtes pas de vaccin de la méningite » que dans un ministre qui disait « Je prends les responsabilités et si les vaccins c’est dangereux, j’irai en prison. » Les gens qui donnent des avis sur YouTube ou qui sont des influenceurs ne prennent aucune responsabilité. Un enfant mort de méningite parce qu’il n’a pas été vacciné, parce qu’on a réussi à convaincre les parents, eh bien ils ne se retournent jamais contre le type antivax qui a donné ce conseil. Par contre, si vous faites faire un vaccin à un enfant et qu’il y a des risques secondaires, ils sont en droit de se retourner contre l’Etat et l’Etat assume la responsabilité. Regardez qui vous parle, les risques que les gens prennent quand ils vous parlent, et la responsabilité assumée par ceux qui font de la désinformation en santé. C’est aujourd’hui un problème majeur en santé publique que la désinformation. »

Beaucoup de questions ont été posées aux deux ex-ministres.

Un virus respiratoire nous pend au nez

Quelle sera la prochaine pandémie. Les deux ex-ministres assurent qu’il s’agira d’un virus respiratoire. Ce sont ceux qui se véhiculent le mieux, la mondialisation et la multiplication des transports qu’elle génère, y contribuent. Mme Bachelot cite le hantavirus et note que cela a été très bien géré par l’OMS. « La prochaine crise , ce sera un virus respiratoire, ça nous pend au nez« , assure-t-elle.  Mme Buzyn n’est pas tout à fait d’accord, rappelant que la plus grande pandémie qu’on a connue est celle du sida. 32 millions de morts. « On avait dépassé ce chiffre avec la grippe espagnole lors de la Première Guerre mondiale, mais on n’a pas atteint ce chiffre avec le coronavirus. Vous avez raison Roselyne, c’est ce qui va le plus vite le virus respiratoire. Mais moi je crains des virus d’un tout autre type, comme Ebola. On peut imaginer des virus dans l’eau. On essaie de tout imaginer. La prochaine crise surgira sur un scénario qu’on n’a probablement pas imaginé. Sinon ce ne serait pas une crise. »

Face au Covid, la France dans le déni

Répondant aux questions des auditeurs à propos du Covid, Agnès Buzyn a expliqué avoir été stupéfaite du déni exprimé sur les plateaux télé par des experts jusqu’alors patentés. « Ils parlaient de grippette. J’ai aussi demandé aux autres pays européens de nous réunir, je n’ai pas obtenu de réponses fin janvier 2020. Quand j’ai vu que les Chinois fermaient la ville de Whuan le 25 janvier 2020, qu’ils construisaient en urgence deux hôpitaux de mille lits, j’ai compris que c’était grave. J’ai fait trois réunions de crise au ministère en janvier et février où j’ai convoqué touts les fédérations hospitalières, tous les syndicats professionnels et les ordres professionnels, eh bien l’Ordre des Médecins n’est jamais venu ! Ni les syndicats ni les ordres n’ont distribué les diaporamas qu’on faisait pour que les médecins sachent comment envisager un diagnostic, quoi faire avec un malade potentiellement positif.

« Une fois la crise passée, je leur ai demandé pourquoi ils n’avaient rien diffusé. Ils m’ont dit « On a cru que c’était comme pour H1N1, que vous en faisiez des tonnes pour vous protéger, que c’était le principe de précaution. » Quand vous avez un écosystème où personne n’y croit, comme les Agences régionales de santé de l’époque que j’ai eu beaucoup de mal à les mobiliser, quand vous avez un déni généralisé qui a duré puisque encore début mars 2020 des gens disaient qu’il faut vivre normalement, il y même un président de la République qui a dit « Il faut aller au théâtre ».

« Pendant 10 à 20 ans, on sera sur-réactifs »

Serait-ce le même déni en cas de nouvelle pandémie ? Les ex-ministres ne le pensent pas car la gravité de la crise du Covid est inscrite dans la mémoire collective. « Aujourd’hui, c’est le contraire ! Dans les 10 – 20 prochaines années on sera sur-réactifs. »

Le débat avec le public avisé et très curieux de Villa M Marseille s’est poursuivi avec vigueur, on est notamment revenu sur la crise climatique. Agnès Buzyn a lancé un avertissement à tous ceux qui croient que le réchauffement climatique peut s’arrêter demain. « L’effet des émissions de gaz à effet de serre se poursuivra sur le climat au moins pendant cinq décennies. Il faut atténuer et adapter. C’est plus que les climatiseurs. C’est l’urbanisme de nos villes, la végétalisation des toits, des routes blanchies à la chaux, mille façons d’adapter. Sur le changement climatique, la catastrophe a déjà commencé, on ne va pas revenir en arrière avant un siècle si tout va bien. »

Agnès Buzyn : « Pendant 10 à 20 ans, en France on sera sur-réactifs en cas de nouvelle épidémie ».

Faisons cela pour nos petits-enfants !

Un auditeur interpelle sur le découragement des Français face à cette montagne de problèmes. Mme Bachelot voit pourtant des raisons d’espérer. « La France est le pays qui a le plus réduit ses émissions à effet de serre. Mais l’inertie du système climatique est telle, que si on retourne vivre dans une grotte, on n’arrêtera pas le réchauffement climatique. C’est pour ça, parce que le système a une inertie considérable, qu’il faut le combattre et ne pas relâcher. Mais avant 2100 on restera avec une envolée de températures et donc il faut avoir un accompagnement des personnes les plus fragiles. Je comprends le découragement des gens qui se disent « on va moins rouler en voiture, moins voyager en avion, moins manger de viande car les émissions de méthane des animaux sont la 2e source d’émission des gaz à effet de serre. On va vraiment se priver de beaucoup de choses. Et nous n’en verrons pas les résultats, nous. » Ce seront nos enfants et petits-enfants. On ne peut quand même pas leur léguer que le déficit de la retraite ! »

Yann Bubien : priorité prévention

En début de conférence, on avait pu entendre le directeur général de l’Agence Régionale de Santé Yann Bubien plaider pour la montée en puissance de la prévention dans le système de santé. C’est la condition pour continuer à pouvoir soigner tout le monde, surtout avec le vieillissement de la population française. Il a présenté l’ouvrage qu’il a coordonné avec Anne Beinier, « Innovations et Prévention en santé » (LEH édition) et que Agnès Buzyn a préfacé.

Yann Bubien a dirigé l’ouvrage « Innovations et Prévention en santé ».

Dr Sarlon : quand le coeur flanche en montagne

La docteur Emmanuelle Sarlon, présidente de la commission médicale d’établissement de l’hôpital de Gap, a également présenté la remarquable efficacité de la coordination entre soignants pour une prise en charge optimale des patients  en zone de montagne. Elle a notamment développé le système d’accompagnement pour les insuffisants cardiaques, une des maladies parmi les plus graves et les plus mortelles en France avec 70 000 morts annuels et 200 000 hospitalisations. On retrouve cette étude dans le livre précité.

Dr Emmanuelle Sarlon, hôpital de Gap-Sisteron.

Dr Khouani et Dr Jégo : face aux violences sexuelles à Marseille

Autre contribution à l’ouvrage collectif dévoilée à l’occasion de la venue des deux anciennes ministres de la Santé, celle de deux médecins généralistes dans une maison de santé pluridisciplinaire des quartiers prioritaires de Marseille – dans les 2e et 3e arrondissements. Egalement enseignants chercheurs à Aix Marseille Université, les docteurs Jérémy Khouani et Maéva Jego ont présenté le travail de prévention et de prise en charge des demandeuses d’asile victimes de violences sexuelles.

5% d’entre elles ont subi un viol au cours de l’année, un taux 18 fois plus important qu’en population générale. Et si on élargit le propos aux violences sexuelles, ce sont 25% de ces femmes extrêmement vulnérables qui en sont victimes chaque année. En France.

Dr Jérémy Khouani et Dr Maéva Jego, médecins généralistes à Marseille et enseignants-chercheurs à Aix Marseille Université.

Rendez-vous le 1er octobre à Villa M

Prochaine conférence à Villa M Marseille : mercredi 1er octobre 2026 à 19h. « Plus vite, plus haut, plus fort ! Les secrets de la préparation sportive« . A un mois de la célèbre course pédestre Marseille-Cassis et au début d’un automne riche en événements sportifs pour lesquels des dizaines de milliers de Marseillais s’entraînent dur, le public pourra dialoguer avec le docteur Abdou Sbihi, chirurgien orthopédiste et expert médical de l’Olympique de Marseille, le docteur Hervé Collado, chef du service de la Clinique Saint Martin Sport, Margot Chevrier, étudiante en médecine et championne de France de saut à la perche. Un rendez-vous à ne pas manquer pour obtenir des conseils sportifs, alimentaires, psychologiques, sur le sommeil, et pour éviter les blessures, que l’on ait 18 ans ou 81 ans voire plus… 

 

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