Airbus Helicopters armé pour voir loin

La ministre des Armées, Florence Parly, a visité le 14 janvier les chaînes d’assemblage d’Airbus Helicopters à Marignane. Histoire de prendre la mesure des retombées de toutes les commandes passées par l’Etat à l’industriel…

économie

 

Florence Parly, ministre des Armées

Florence Parly, ministre des Armées, est venue exprimer à Airbus Helicopters, « toute la reconnaissance des armées » pour le rôle qu’il joue dans le renouvellement des flottes d’appareils, la vitalité des forces « pour défendre les intérêts de la France jusqu’au Sahel » et pour ses efforts dans l’amélioration de la disponibilité des équipements. A ses yeux, ses « hélicoptères puissants et polyvalents » font la fierté de la France, mais pas seulement, puisqu’elle a rappelé, le 14 janvier à Marignane, le succès à l’export que révèle la commande, début décembre, de 12 H225M « Caracal » par les Emirats Arabes Unis.

Mais Bruno Even, président d’Airbus Helicopters, lui a manifesté, au nom des 12 000 personnes qui travaillent sur le site, une reconnaissance encore plus importante, au vu des différents contrats confirmés au groupe ces deux dernières années, dans une période économique difficile, en particulier dans l’activité civile, à cause de la pandémie.

Contrat historique

La France a en effet commandé 169 H160M « Guépard » à raison de 80 pour l’Armée de Terre, 49 pour la Marine Nationale et 40 pour l’Armée de l’Air et de l’Espace. Le premier lot concerne 30 appareils (dont 21 pour l’Armée de Terre). Les livraisons débuteront à compter de 2027. Mais l’Etat a acté aussi un H160 banc d’essai pour le centre d’expertise et d’essais DGA Essais en Vol, 6 H160 pour la Marine Nationale pour des missions de sauvetage en mer (en partenariat avec Babcock, Airbus Helicopters et Safran Helicopters Engines) et 10 H160 pour la Gendarmerie Nationale pour la sécurisation des JO 2024 à Paris.

« Ces commandes inscrivent notre activité dans la durée, mais derrière, c’est toute la filière qui va en bénéficier directement, explique Bruno Even. Le contrat des 169 H160M est historique puisqu’il s’accompagne aussi d’une fonction « support » sur dix ans, dès le départ du programme, ce qui nous permet de concevoir le schéma industriel complet. Leur production, avec des adaptations, sur la base de la plateforme civile du H160 va apporter des éléments de compétitivité, de fiabilité logistique, de maturité, de service… Dans le contexte que nous avons connu dans le secteur des hélicoptères depuis quelques années, c’est majeur ! ».

Disponibilité à améliorer

Le Guépard doit en effet remplacer progressivement cinq types d’appareils différents dont certains ont plus de 40 ans. Florence Parly a relevé, durant son discours, l’impératif d’accroître les performances en matière de maintien en conditions opérationnelles de la flotte existante. « Il ne suffit pas de concevoir et de construire, il faut aussi entretenir les appareils pour les faire voler, a-t-elle déclaré. C’est un combat quotidien de remonter le taux de disponibilité. Je continuerai à être très attentive à vos efforts, il en va de notre capacité à agir mais aussi de l’image d’Airbus Helicopters dans un environnement extrêmement concurrentiel ».

La ministre s’est félicitée des premiers résultats enregistrés pour le Tigre ( sa disponibilité est montée de 25% à plus de 40% l’an dernier, selon Bruno Even ), mais réclame des progrès pour le NH90 Caïman, dédié au transport tactique de personnel ou de matériels.

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