Bebel, l’homme de Marseille

A l’heure où la France entière rend un hommage appuyé à Jean-Paul Belmondo, on se souvient à Marseille d’un homme chaleureux et d’un acteur exceptionnel dont l’histoire personnelle et professionnelle est liée à la cité phocéenne

« Peur sur la ville », « A bout de souffle », « La Scoumoune », « l’As des as » … Non il ne s’agit pas de titres ronflants sur les événements qui ont ensanglanté Marseille ces dernières semaines, sur les finances exsangues de  la ville, les malédictions  dont elle serait frappée ou l’opinion des Marseillaises et Marseillais sur le professeur Raoult …. Il s agit bien sûr d’extraits de la filmographie de Jean Paul Belmondo à qui la France rend un hommage national ce jeudi aux Invalides.

Bébel aimait Marseille. De l’amour de son père, célèbre sculpteur, pour cette ville jusqu’aux souvenirs de tournages qui le conduisirent il y a des lustres au Grand Hôtel Noailles avec les stars du moment , Jean Paul Belmondo était à l’aise sur les rives du Vieux Port.

Un amoureux de la cité phocéenne

Certes, l’itinéraire de cet enfant gâté ne l’avait pas conduit à survoler la Canebiere en hélicoptère comme il le fit à Venise au dessus du Grand Canal, mais il y tourna beaucoup de séquences . L’époque n’était pas encore à la boulimie de productions qui assurent aujourd hui la réputation de Marseille comme eldorado de l’industrie cinématographique, l’Office de Tourisme ne raisonnait pas en journées de tournages et les bateaux de CMA CGM ne tribulaient pas encore en Chine.

On vit également Jean Paul Belmondo dans les travées du Vélodrome souvent aux côtés de son indéfectible ami Charles Gérard. Certes Bébel fréquentait aussi assidûment le Parc des Princes, mais les supporters de l’OM ne lui en tinrent pas rigueur, l’ovationnant même un jour dans l’enceinte du Boulevard Michelet. 

Marseille avait rendu, il y a quelques étés, sous forme d’une belle exposition au Château de la Buzine, un hommage chaleureux au Magnifique.

Belmondo et Borsalino à jamais dans les mémoires

Mais bien sûr, Belmondo et Marseille, cela restera pour le grand public Borsalino, film de gangsters inspiré des sinistres exploits de Carbone et Spirito, d’après l’œuvre d’un jeune journaliste marseillais, Eugène Saccomano, qui partagea avec l’acteur la passion du football. Film mythique, acteurs au sommet de leur jeunesse et de leur art, affrontement entre deux hommes que tout: naissance, culture, beauté…, opposaient sous le regard fasciné du public français. 

Dans le film de Deray, comme dans la vie, Jean Paul Belmondo- François Capella disparaît sous les yeux d’Alain  Delon  laissant «  Le Guépard » seul et inconsolable, et nous avec…

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Au sujet de Yves Blisson

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