Il va ramer de Marseille à Beyrouth pour la paix

Aventurier dans l'âme, le joaillier marseillais Ara Khatchadourian se prépare depuis plusieurs mois à un triple défi : fabriquer son embarcation, ramer jusqu’à Beyrouth et récolter de l’argent pour une association basée au Liban via une cagnotte qui sera ouverte pendant toute la traversée. Rencontre.

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Après avoir gravi les sommets du Mont-Blanc et de l’Everest, Ara Khatchadourian se prépare pour un nouveau défi « à but humanitaire et sportif » au chantier Sainte-Marie, dans l’anse du Pharo, à l’entrée du Vieux-Port de Marseille. Né en 1964 au Liban, le joailler est arrivé très jeune à Marseille. Aujourd’hui, il ambitionne de relier sa ville d’adoption à Beyrouth à la seule force de ses bras. Son périple est prévu pour durer 4 mois.

Le rameur vivra à bord d’une petite embarcation qu’il est en train de fabriquer de ses propres mains. Un bateau très léger – une quarantaine de kilos – qui mixe les caractéristiques d’un rameur et d’un catamaran et devra parcourir 40 km par jour en moyenne, pour un total de 4000 km en Méditerranée. Pour arriver à le dompter, Ara s’entraîne depuis les dernières semaines entre 3 à 6 heures par jour, avec au quotidien de grosses séances de musculation et de natation effectuées au Cercle des nageurs de Marseille.

Ara Khatchadourian au sommet de l’Everest, le 22 mai 2016. ©A.K

L’aventurier sera suivi tout au long de son parcours par un autre bateau qui le ravitaillera et à bord duquel il dormira. Plusieurs escales sont prévues à Monaco – où il a entrepris les démarches pour rencontrer le Prince Albert – en Corse, en Italie, en Grèce, en Turquie et à Chypre. L’idée, c’est précisément de rencontrer sur place les responsables politiques des pays traversés pour leur faire passer un message de paix et replacer le Liban au cœur de l’actualité.

« Les Libanais sont passés à l’oubli, la crise a fait reculer la population sur place de 200 ans… »

« Je me sens prêt aujourd’hui à relever un triple défi, explique Ara, qui souhaite réaliser et fabriquer l’embarcation, aller jusqu’à Beyrouth et récolter de l’argent pour un association au Liban, grâce à une cagnotte ouverte pendant toute l’aventure. Au fur et à mesure de mon trajet, les gens pourront donner de l’argent qui sera reversé à l’ONG libanaise Achrafieh2020, qui aide les familles libanaises en difficulté dans le pays.

Selon lui,  « le but premier est d’attirer l’attention  des chefs d’Etat autour de la situation actuelle au Liban. Les Libanais sont passés à l’oubli, la crise économique, sociale, a fait reculer la population sur place de 200 ans… 80 % des gens y vivent sous le seuil de pauvreté, c’est terrible. Nous n’avons pas conscience ici de ce qui est en train de se passer vraiment. »

Pour financer son projet, Ara entretient des contacts réguliers avec plusieurs entreprises marseillaises et régionales, à l’image de la société CMA-CGM, dirigée par la famille Saadé, elle-même d’origine libanaise. Son départ de Marseille est prévu dans le courant du mois de juillet.

Lien vers le site officiel de Ara Khatchadourian :

Portrait et biographie d’Ara KHATCHADOURIAN – sportif et coach pour marathon et alpinisme – K’Ara (k-ara.com)

Contact mail : khatchadourian.ara@gmail.com

Photo de une : Ara Khatchatourian, à l’entraînement sur son embarcation dans l’Anse du Pharo au chantier Sainte-Marie. ©B.A

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