La fondation Onet sur le front du mal logement et de la précarité

Caroline Orofino-Daumas, directrice déléguée de la fondation Onet, explique l’origine, les missions et les perspectives de développement de cette structure créée en 2010, avec la double ambition de lutter contre le mal logement et d’aider les personnes en situation de précarité

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Caroline Orofino-Daumas, comment est née la Fondation Onet ?

«  En 2010, lorsqu’Élisabeth Coquet-Reinier, sa présidente, a souhaité créer une fondation d’entreprise pour contribuer au développement humain dans un environnement de proximité sain et sûr, le logement et la solidarité se sont avérés évidents et essentiels à défendre pour notre fondation. Le groupe Onet est un acteur international de l’ingénierie et des services, dans la propreté, la sécurité, l’accueil, la logistique, les services aéroportuaires… Il entend déployer des solutions innovantes et responsables dans tous les écosystèmes clés de nos sociétés. L’objectif principal de la fondation est de soutenir l’action en faveur de la solidarité et de la lutte contre le mal logement. »

Les salariés bénévoles de la Fondation Onet lors de la dernière journée solidarité et logement.   ©Fondation Onet

Quel est le fonctionnement de la Fondation ?

« Elle s’organise autour d’un conseil d’administration et d’un bureau composé de sept membres. Élisabeth Coquet-Reinier est la présidente et nous sommes deux permanents. Nous disposons également d’un comité de Fondation composé de bénévoles, à savoir des collaborateurs ou anciens collaborateurs du groupe, qui nous aident à la mise en place de plusieurs actions. Pour développer ces dernières, nous nous appuyons sur ses membres et sur des bénévoles relais en région. Cela a été le cas à l’occasion de notre Journée solidarité et logement, qui est l’action phare de notre Fondation. »

 

Réhabiliter des locaux destinés à l’accueil des plus démunis

Pouvez-vous présenter cette journée solidarité et logement ?

« Depuis l’année 2011, elle a lieu chaque année le troisième vendredi de septembre. Le but est de se rendre sur le terrain aux côtés d’associations pour réhabiliter des locaux destinés à l’accueil des plus démunis. Nous demandons chaque année à des porteurs de projet, qui doivent être tous bénévoles, de se porter candidats. Ils choisissent un projet pour lequel ils pourront travailler avec une association. Le dispositif s’est étendu à l’ensemble du pays. En dix ans, nous avons réalisé 72 projets grâce à la participation de 1 700 bénévoles. À titre d’exemple, nous avons déjà soutenu des actions avec les Restos du Cœur dans la région parisienne pour la réfection d’une cuisine d’un centre d’accueil de jour. Ou avec la Fondation de l’Armée du Salut sur le site de la Résidence William Booth, rue Felix Piat à Marseille, qui héberge une dizaine de personnes sans toit. »

Quelles sont vos autres actions principales réalisées pendant l’année ?

« Nous avons une nouvelle fois participé aux dernières campagnes de la Banque Alimentaire. Depuis 2020 et le début de la crise sanitaire, les demandes sur les questions du logement et de l’alimentaire ont explosé. Aujourd’hui on constate un gros problème au niveau du logement en France.  De plus en plus de gens ont du mal à se loger, le besoin d’aide est véritablement national. Nos actions doivent contribuer à améliorer leurs conditions de vie. Dans ce sens, nous avons à cœur d’œuvrer en priorité sur l’ensemble des grandes villes du pays. La crise sanitaire n’ayant fait qu’accentuer le phénomène de précarité. »

Retisser du lien social pour les plus démunis

Avez-vous intensifié vos efforts ces dernières années à l’égard des personnes sans-abri ?

 » Nous avons crée deux grands dispositifs tournés vers elles. D’abord avec un camion douche, »O’Lien », leur permettant de pouvoir accéder à des sanitaires en toute sécurité, ce qui devient de plus en plus compliqué dans les grandes métropoles. Il répond à des impératifs d’hygiène et doit servir à retisser du lien social pour les plus démunis. Le camion a été imaginé par les ingénieurs en nucléaire d’Onet Technologies. Il est entièrement sécurisé, sans points de contact, est équipé d’une douche entièrement autonome qui récupère l’eau usée. Un brevet a été déposé pour ce dispositif et toute sa recherche.

Notre Fondation en a donné un premier exemplaire à la Ville de Marseille qui l’exploite via le Samu social. Nous avons également aidé la Ville de Clermont-Ferrand à le mettre en place, afin qu’il soit exploité sur place par le collectif : « Pauvreté précarité ». Le second dispositif, « ModuloMobil », est une bagagerie solidaire proposant des casiers individuels afin de permettre de déposer ses affaires dans un lieu sécurisé. Il existe des bagageries dans différents centres d’accueil, mais avec l’obligation d’avoir une personne présente pour la surveiller. Notre première bagagerie est présente sur le site de la Fondation de l’Armée du Salut, rue Félix Pyat. Il s’agit d’un don de notre Fondation à celle de l’Armée du Salut qui exploite le site. Pour les deux dispositifs, notre ambition est de déployer le concept dans le pays, en confiant à chaque fois l’exploitation. »

Le camion douche de la Fondation Onet imaginé par les ingénieurs en nucléaire d’Onet Technologies. © Fondation Onet

Crédit vidéo : Fondation Onet-2022

Pour en savoir plus : https://www.fondation-onet.org/

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