Le groupe NGE fait feu de tout bois pour recruter des jeunes

Avec plus de 15 000 salariés et 2,4 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel, le N°4 du BTP en France mène depuis 20 ans une politique très volontariste pour trouver et former ses nouveaux collaborateurs. Avec 4000 recrutements chaque année dans des métiers réputés "en tension", c'est pour lui une nécessité, mais aussi une façon de tenir ses engagements en matière d'insertion et d'inclusion

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Le groupe NGE, quatrième force française du bâtiment et des travaux publics derrière Vinci, Eiffage et Bouygues, compte d’abord sur lui-même pour recruter chaque année les 4000 personnes dont il a besoin pour honorer un carnet de commandes bien rempli. Car s’il sollicite toutes les ressources possibles pour trouver de nouveaux candidats, de Pôle emploi aux missions locales en passant par le bouche-à-oreille, le groupe NGE ne laisse à personne le soin de former ses futurs collaborateurs.

Favorise l’emploi local

Né du rachat par ses cadres de l’entreprise fondée en 1946 par Lucien Guintoli, NGE a en effet ouvert son propre centre de formation, la Plate Forme, dès l’origine, en 2002. Depuis, plusieurs centaines de ses salariés français – sur les 15 000 qu’il compte dans le monde entier – y sont passés au moins une fois, avant de rejoindre les chantiers de l’entreprise dans l’hexagone ou à l’étranger. Même si Bruno Pavie, le directeur des ressources humaines du groupe, insiste sur le fait que NGE « favorise toujours l’emploi local », y compris hors de nos frontières.

Rigueur et sérieux

Située sur un vaste terrain mitoyen du siège social, à Saint-Etienne-du-Grès, près d’Arles, la Plate Forme n’est d’ailleurs plus seulement une école interne. En 2019, elle a obtenu l’agrément Centre de formation d’apprentis (CFA) et délivre depuis des diplômes reconnus par l’Etat, en l’occurrence un CAP dans trois spécialités et un titre de niveau baccalauréat. Un gage de rigueur et de sérieux qui a sans doute compté dans le partenariat qui vient de se nouer entre le groupe NGE et les armées pour offrir une opportunité professionnelle aux jeunes en fin de service militaire volontaire (SMV).

Bruno PAVIE nie
Bruno Pavie du groupe NGE

Savoir être et savoir faire

Plutôt destiné aux garçons et aux filles en difficultés sociales, ce service militaire volontaire a en effet pour mission d’aider ces jeunes à entrer de plain-pied dans la vie d’adulte, en leur donnant aussi des armes pour accorder leur savoir-être avec les exigences d’un emploi rémunéré.

Quant au savoir-faire, pour ceux que les métiers du bâtiment et des travaux publics intéressent, c’est donc la Plate Forme qui s’en charge. « Les candidats qui entrent en formation ont déjà eu des entretiens qui ont permis de vérifier qu’ils avaient de l’appétance pour ces métiers », explique Gérard Paul, le directeur de cette école interne, qui va d’ailleurs pousser les murs pour accueillir une 7e salle de formation, afin de faire face aux besoins de recrutement de NGE.

Des besoins également couverts par l’un des trois autres centres de formation et les deux plateaux techniques que NGE a ouverts au fil du temps. Avec Saint-Etienne-du-Grès, celui de Casablanca, au Maroc, est le second centre multi-métiers du groupe, qui possède également un centre spécialisé dans les métiers du ferroviaire à Mézy-Moulins (Aisne) et un axé sur le bâtiment à Mernel (Ille-et-Villaine).

Quant aux plateaux techniques, celui de Strasbourg forme aux métiers de la fibre et celui de Montreuil aux travaux souterrains, autant de spécialités qui figurent parmi les expertises du groupe.

Expérience et motivation

Une partie de la prochaine fournée de stagiaires, qui débuteront leur formation en mai prochain, est donc issue du SMV. Le 18 janvier, une dizaine d’entre eux sont venus de la base aérienne d’Ambérieu-en-Bugey (Ain) pour découvrir la Plate Forme et l’ensemble des lieux où ils viendront se former.

Guidés par Gérard Paul, ils ont pu approcher le simulateur de conduite d’engins de chantier, sur lequel ils apprendront bientôt à manœuvrer une pelle mécanique ou un bulldozer, avant de faire le tour des différents ateliers à ciel ouvert où ils se familiariseront avec les métiers de coffreur-bancheur, de poseur canalisateur et de maçon VRD, trois spécialités qui débouchent sur un CAP.

Avec un peu d’expérience et beaucoup de motivation, ils pourront même revenir plus tard à la Plate Forme pour obtenir leur diplôme de chef de chantier, équivalent à un niveau bac. C’est en tout cas une possibilité que Gérard Paul n’écarte pas.

A l’occasion de cette visite, le DRH du groupe NG, Bruno Pavie, et l’adjudant-chef François Lamotte, qui encadrait le groupe de jeunes militaires en passe de finir leur SMV, ont accepté de répondre à nos questions.

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