Un été difficile pour le transport aérien

Les grèves se multiplient dans l'aérien, portées par des revendications salariales et des demandes d'amélioration des conditions de travail.

économie

Le chaos menace les aéroports

Les aéroports comme les compagnies ont le plus grand mal à faire face à la reprise du trafic aérien. Le nombre de passagers a retrouvé le niveau de 2019, mais partout en Europe, du personnel à terre ou navigant a été licencié durant les multiples vagues de l’épidémie de Covid. Résultat, des milliers de bagages se sont perdus, les files d’attente aux contrôles deviennent interminables, de nombreux vols sont retardés ou annulés.

Au sol, l’appel à la grève des syndicats des pompiers de Paris-Charles-de-Gaulle, mais aussi des salariés et sous-traitants d’Aéroports de Paris (ADP) a déjà perturbé les plate-formes de la capitale le week-end dernier (2 et 3 juillet). Le blocage partiel devrait se poursuivre avec des préavis déposés pour la période du 8 au 10 juillet et du 13 au 17 juillet. Les aéroports parisiens ont déjà dû supprimer des centaines de vols.

La situation apparaît tout aussi tendue dans les air. Ryanair est confronté à une grève des personnels de cabine en Espagne, au Portugal, en France, en Italie et en Belgique. Le mouvement, entamé depuis plusieurs semaines, va se poursuivre avec des préavis déposés du 12 au 15 juillet, du 18 au 21 juillet et du 25 au 28 juillet. Les grévistes demandent en premier lieu le respect de la législation du travail dans les pays concernés, ainsi que des hausses de salaires. La compagnie a déjà annulé plusieurs centaines de vols.

Même situation chez EasyJet, mais cette fois seulement en Espagne, ou les personnels de bord vont stopper le travail du 15 au 17 juillet et du 29 au 31 juillet. Ils demandent un alignement de leurs salaires sur ceux de leurs collègues européens.

Le syndicat de pilotes le plus représentatif de la compagnie SAS appelle à une grève illimitée en ce début du mois de juillet, conduisant la compagnie scandinave à supprimer un vol sur deux. Ils refusent la réduction de 30% de leurs salaires imposée par leur direction.

Après un grève du personnel conduite fin juin, Brussels Airlines (groupe Lufthansa) a décidé d’annuler 700 vols cet été pour alléger la charge de travail de ses salariés.

Gérard Tur

Econostrum

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