Le réseau Femmes du MEDEF Sud officiellement lancé

Fin aout, à Paris, a été organisée la Rencontre des entrepreneurs de France, plus simplement appelée la REF. C’est lors de cet événement qu’a été officiellement annoncée l’ouverture du réseau Femmes du MEDEF Sud et deux autres localisations. Un lancement en grande pompe !

Economie

Le réseau Femmes du Medef a été créé en 2019 à l’initiative de Dominique Carla’ch et de Geoffroy Roux de Bézieux, respectivement vice-présidente et président du Medef. Trois ans plus tard, en marge de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF2022), il s’est agrandi avec trois ouvertures: Femmes du Medef Sud, Charente-Maritime et Mayenne.

Il y avait du beau linge pour ce lancement. Au côté de Dominique Carlac’h, vice-présidente du MEDEF, avaient pris place deux membres du gouvernement : Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, et Isabelle Rome, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances. La preuve, pour ceux qui pouvaient en douter, que le sujet intéresse aux plus hauts étages du pouvoir politique.

Femmes du Medef : un formidable outil pour… Les femmes

Pour Jean-Louis Maurizi, président du MEDEF Sud, le doute n’est pas possible, il sait très bien qu’il a la capacité de s’appuyer sur un « vrai vivier de femmes cheffes d’entreprise dans notre région ». D’ailleurs, est-il encore permis de s’interroger sur le poids de ce réseau ? Certainement pas pour Marlène Schiappa.

Pour cette « avocate des réseaux féminins », il semble clair que les Femmes du MEDEF ont un rôle prépondérant à jouer. « Un réseau sert à s’assumer et donc à arrêter de se minimiser. C’est une formidable opportunité pour se confronter aux expériences, bénéficier d’expériences et de s’assumer pleinement », explique la secrétaire d’État.

Apprendre à accepter le pouvoir des femmes

Pour Marlène Schiappa, il est difficile pour une femme de trouver sa place. « On est toujours trop ou pas assez. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas, c’est la présomption d’incompétence pour les femmes et la présomption de compétence pour les hommes », explique-t-elle.

Avant d’ajouter : « Le réseau apprend à dire qu’on n’est ni trop ni pas assez ! On apprend donc à accepter qui ont est et cela est fondamental. Il est important de se soutenir. Toute notre société, nous apprend la rivalité féminine, les magazines féminins ou l’éducation que l’on peut recevoir… »

Un rôle fédérateur et de caisse de résonnance

Pour cette femme de conviction, c’est là qu’un réseau comme Femmes du MEDEF prend toute son ampleur : « C’est un travail intellectuel de passer de l’a priori de rivalité à l’a priori de sororité. Les réseaux féminins nous apprennent cela aussi : si tu brilles, je brille ».

Même optimisme pour Isabelle Rome qui souligne l’importance du rôle fédérateur et de caisse de résonnance d’une telle initiative. « C’est en portant cette parole que les choses progressent. On voit que les femmes font avancer les choses et c’est vraiment un levier pour améliorer l’entreprise », conclut la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

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